La famille ouralienne

   Groupe   Langues
  


1
  


finno-ougrien


finnois (fenniques)
finno-baltique: finnois, tornédalien (meänkieli), estonien, carélien, ingrien, vepse, lude, votien, livonien, live, olonets, etc.
finno-volgaïque:
same (lapon), mordve (erza et mokcha), mari (tchérémisse), mouromien, mechtchérien

permien:
komi-zyrian, komi-permyak, oudmourte (votyak)

ougrien
 

- hongrois

2

samoyède
 

septentrional
méridional

- yourak (nénètse), énetse, nène, nganassan, khanty (ostyak), mansi (vogoul), etc.  
- selkoup
 

La famille ouralienne rassemble une population de plus de 25 millions de locuteurs se partagent une trentaine de langues. Cette famille, appelée parfois «finno-ougrienne» (ce qui exclurait les langues samoyèdes), comprend principalement le hongrois, le finnois et l’estonien, dont les origines remontent à plusieurs siècles dans les régions situées à l'ouest de l'Oural (les chaînes de montagnes qui séparent l'Europe de l'Asie, en Russie).

Ceux qu'on pourrait appeler les «peuples ouraliens» n'ont aucune unité ethnique. En effet, les Finlandais finnophones, les Estoniens, les Lapons ou Sames, les Hongrois, etc., n'ont rien en commun au point de vue culturel. Ces divers peuples ont été profondément mélangés et divisés au cours de l'histoire sous les poussées successives d'autres peuples, surtout les Indo-Européens et les Turcs.

Par ailleurs, les petites peuples samoyèdes et ceux habitant la Volga sont dispersés dans de grandes étendues de la Russie dans des régions réputées pour leurs grands froids. En réalité, seuls les Sames (Lapons) de la Scandinavie ont plus de chances de survivre parce qu'ils bénéficient d'une protection juridique de la part de leur gouvernement national. Les Sames disposent même d'un Parlement same (Sámi parlameanta), tant en Norvège qu'en Suède et en Finlande, ces institutions protégeant les droits du peuple same dans chacun des pays.

Chez les Finno-Ougriens, il faut distinguer les peuples «fenniques» des peuples «ougriens». Parmi les langues des peuples dits «fenniques», citons le sous-groupe finno-baltique, avec le finnois, l'estonien, le carélien, etc., le sous-groupe finno-volgaïque  avec le same ou lapon (et ses variétés), le mordve, le mari ou tchérémisse, etc., ainsi que le sous-groupe permien avec le komi, le komi-permyak et l'oudmourte. 

On doit constater que la plupart de ces langues sont restées des «petites» langues parce qu'elles ne sont parlées que par un petit nombre de locuteurs; de plus, quelques-unes d'entre elles sont en voie d'extinction. Ainsi, l'ingrien ne compte que 300 locuteurs (Russie); le live, une vingtaine (Lettonie); le votien, une vingtaine (Russie); le carélien, 128 000 (Russie et Finlande); le lude, 5000 (Russie); le vepse, 6330 (Russie); le mari, 550 000 (Russie), le mordve, 650 000 (Russie); le komi-zyrian, 265 000 (Russie); le komi-permyak, 116 000 (Russie); l'oudmourte, 550 000 (Russie). Pour sa part, le same (lapon) est parlé par quelque 1800 locuteurs en Finlande, 800 en Russie, 1800 en Suède et plus de 15 000 en Norvège.

Du côté des langues samoyèdes de Russie, mentionnons le nganassan (500), le selkoup (1570), le khanty (12 000), le mansi (3200) et le nénètse ou yourak (26 700).

Cependant, on compte 13 millions de locuteurs du hongrois (Hongrie), 5 millions de locuteurs du finnois (Finlande et Suède) et 963 000 locuteurs de l'estonien (Estonie). Ce sont les seules langues dont le nombre des locuteurs est important dans cette famille fort diversifiée. Les autres langues numériquement significatives sont le mordve, l'oudmourte, le mari, le komi-zyrian, le komi-permyak et le same, toutes parlées par plus de 100 000 locuteurs.

Dernière mise à jour: 03 janv. 2017

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