[Adjaria]
République autonome d'Adjarie

Géorgie

Adjarie

Acharis Avtonomiuri Respublika

Capitale: Batoumi
Population:  376 000 (2002)
Langues officielles: géorgien
Groupe majoritaire:  géorgien (93,3 %)
Groupes minoritaires: russe (2,4 %), arménien (2,3 %), grec (0,5 %), abkhaze (0,4 %), azéri (0,1 %), etc.
Système politique: république autonome au sein de la Géorgie
Articles constitutionnels (langue): art. 8, 14, 38 et 85 de la Constitution géorgienne du 17 octobre 1995
Lois linguistiques: Loi sur la citoyenneté (1993); Loi organique sur le défenseur public (1996);
Code civil (1997); Loi organique sur les tribunaux de juridiction générale (1997); Loi sur la culture (1997); Loi sur les associations politiques de citoyens (1997); Loi sur la publicité (1998); Loi sur le statut juridique des étrangers (1998); Code administratif général (1999); Code pénal (1999); Loi sur les marques (1999); Loi sur les appellations d'origine et les indications géographiques des marchandises (1999); Code du chemin de fer (2002); Loi sur l'enseignement supérieur (2004); Loi sur la liberté d'expression et de pensée (2004); Loi sur la radiodiffusion (2004);  Loi sur l'éducation générale (2005); Loi organique sur l'autonomie locale (2005); Code du travail (2006); Loi sur les brevets (2010); Code électoral (2012); Loi organique du Code d'autonomie locale (2013); Loi organique sur la nationalité géorgienne (2014); Loi sur la langue officielle (2015).

La Géorgie comprend les territoires autonomes suivants:

1) la République autonome d'Abkhazie, au nord-ouest (capitale: Soukhoumi);
2) la République autonome d'Adjarie, au sud-ouest (capitale: Batoumi);
3) la Région autonome d'Ossétie du Sud, au nord (capitale: Tskhinvali).

De ces trois territoires, seule l'Adjarie peut être considérée comme étant entièrement intégrée politiquement dans les structures de l'État géorgien.

En Abkhazie et en Ossétie du Sud, la situation est différente, car les deux républiques autonomes refusent de faire partie de la Géorgie: l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud veulent s'intégrer au sein de la fédération de Russie qui, pour le moment, les contrôle totalement. L'indépendance des deux républiques sécessionnistes n'est pas reconnue par la communauté internationale, sauf par la Russie

Le territoire autonome d'Adjarie (2900 km², soit 4,2 % de la Géorgie) est le seul des trois territoires n'ayant pas été en conflit armé avec les autorités centrales. Il jouit d'une importante autonomie garantie par sa propre constitution. Même si des tensions dans les relations avec Tbilissi existent, l'Adjarie fait pleinement partie des structures de l'État géorgien.

Le recensement de 2002 révélait que le territoire comptait 376 000 habitants, dont 93,3 % de Géorgiens, 2,3 % d'Arméniens, 2,4 % de Russes, 0,1 % d'Azéris, 0,5 % de Grecs, etc. 

Population totale Géorgiens Arméniens Russes Azéris Grecs Abkhazes Ossètes
376 016 351 132  8 848 9 073     542 2 168 1 558      208
100 % 93,3 % 2,3 % 2,4 % 0,1 % 0,5 % 0,4 % -

Depuis 2002, beaucoup de Turcs, quelques Ossètes et quelques Ukrainiens, sont venus s'ajouter à la population. La langue officielle est le géorgien, mais la plupart des Géorgiens étaient de confession musulmane jusqu'à récemment; aujourd'hui, ils seraient chrétiens orthodoxes. La Loi organique sur la République autonome d'Adjarie (en anglais: Organic Law of the Autonomous Republic of Ajara 2004) ne porte aucune disposition sur la langue.

Contrairement aux  deux autres régions sécessionnistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, l'Adjarie a repris sa place au sein de l'État géorgien. D'une part, on ne trouve pas en Adjarie un composante ethnique non géorgienne d'importance significative; d'autre part, l'identité religieuse musulmane, fondement de l’autonomie de la région, ne semble pas très marquée après soixante-dix ans d'athéisme imposé sous le régime soviétique. De plus, l'Adjarie n'a pas de frontières communes avec la Russie.

Aujourd'hui, l'Adjarie dispose d'un statut de «République autonome» au sein de la Géorgie et de sa propre constitution; celle-ci est placée dans son préambule sous l'autorité de la Constitution géorgienne et respecte les principes fondamentaux de la démocratie. L'article premier précise que l'Adjarie est une unité territoriale qui fait partie intégrante de la Géorgie. Il n'existe aucune disposition sur la langue.

La République autonome d'Adjarie, située dans le sud de la Géorgie, subit de plus en plus l’influence de la Turquie voisine. Selon certains représentants des dirigeants turcs, l'Adjarie se trouve depuis 1878 «sous occupation géorgienne». Avant cette date, le territoire faisait partie de l’Empire ottoman, et ce, pendant trois siècles. Puis à l’issue de la guerre russo-turque de 1877-1878 les troupes russes libérèrent l’Adjarie et la rattachèrent à l’Empire russe, tout en préservant l’identité nationale, culturelle et religieuse musulmane des Adjars.

De façon générale, le pouvoir central de la Géorgie ne semble pas toujours apte à gérer les relations politiques et économiques avec les régions, notamment l'Adjarie. Celle-ci a néanmoins été épargnée grâce à une politique pacifiste des dirigeants adjares. Par comparaison avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, l'Adjarie s'en tire presque bien. Le tourisme se développe en Adjarie grâce aux capitaux turcs. En raison des investissements d'Ankara, l'Adjarie se transforme en une région contrôlée presque entièrement par la Turquie. Il s'agit aujourd'hui de trouver une langue commune pour toutes les régions géorgiennes qui ont des intérêts différents, voire parfois divergents, d'adhérer à la Géorgie.

La Géorgie
 

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