Japon

Japon

(2) La langue et l'écriture japonaises

1  La langue japonaise

Les origines de la langue japonaise semblent diverses: elles évoquent des langues comme le mongole, le turc, le coréen, le malais et certaines langues polynésiennes. Cependant, il n’est pas aisé d’établir des liens de parenté linguistique avec le mongol, le turc, le coréen ou le malais. Certains linguistes sont convaincus de l’ascendance turco-mongole du japonais. Étant donné les nombreuses hypothèses concernant l’origine du japonais, la plupart des linguistes ont préféré croire à une langue isolée, c’est-à-dire formant à elle seule une famille linguistique: la famille japonique.

1.1 Une langue agglutinante

Du point de vue de la structure linguistique, le japonais est considéré comme une langue agglutinante, par opposition aux langues à flexion (français, espagnol, etc.) et aux langues isolantes (chinois, vietnamien, etc.). Cette caractéristique se constate par l’adjonction de nombreux suffixes aux verbes.

Certaines autres langues telles le turc, le finnois, le mongol, le basque, le hongrois, etc., présentent ce trait linguistique. Les langues dites agglutinantes s’opposent aux langues dites à flexion, dont les suffixes n’entraînent pas en principe de modification du radical auxquels ils sont rattachés. Le français, comme toutes les langues romanes (et indo-européennes), est une langue à flexion: on utilise un radical auquel on ajoute un suffixe. Par exemple, mangeais, mangeait, mangions, mangiez, mangent. En turc, un mot comme almamalisiniz («vous ne devez pas prendre») s’analyse ainsi avec une multiplicité de suffixes et un changement notable du radical almak:

 al : radical du verbe almak («prendre»)
 ma : suffixe de la négation («ne... pas»)
 mali : suffixe de la nécessité («obligation» ou «devoir»)
 siniz : suffixe de la deuxième personne du pluriel («vous»)

En japonais, le verbe odoroku («craindre») est formé du radical odoro- représenté par un caractère chinois signifiant «craindre» et du suffixe -ku (qui s’écrit normalement avec un kana). Les formes verbales de odoroki et odorokitari s’écrivent avec leur caractère chinois transcrivant odoro- suivi (de haut en bas) de -ki et de -kitari (en kana).

La langue japonaise ajoute (ou «agglutine») à la fin du verbe la notion que l'on veut exprimer. Par exemple, le verbe «manger» se traduit par tabe, mais «(je) mange» par tabemasu et «(je) mangais» par tabemashita. Le verbe ne se conjugue pas et, si l’on veut préciser la première personne du singulier (je), il faut utiliser le mot watashi (watashi wa tabemashita: je mangeais) ou tachi (nous mangeons) pour le pluriel (watashi tachi wa tabemashita: «nous mangeons»). Wa est la particule qui indique (ou plutôt qui précise, car ce n'est pas obligatoire) le «thème» de la phrase, c'est-à-dire de qui ou de quoi on parle.

Par exemple, ici, on parle de quelqu'un qui a mangé, mais qui? Et bien, «moi» (watashi). Mais les pronoms ne sont pas du tout obligatoires en japonais, et on ne les emploie que pour éviter les ambiguïtés: par exemple, le verbe nemasu peut donc aussi bien dire «je dors» que «il dort» ou «nous dormons». Par ailleurs, l’élément masu indique le présent (ou le futur), masen, le présent négatif, mashita, le passé, mais masen deshita, le passé négatif. La forme -masu indique en japonais le présent, c’est-à-dire un fait ou une habitude sans lien temporel du type genre «je dors la nuit» aussi bien que le futur «je dormirai la nuit».

L’un des problèmes de l’adjonction des suffixes au radical japonais vient du fait que celui-ci peut changer de forme. Soit l’exemple suivant avec le verbe aller (iku):

- aller - iku
- j'y vais - ikimasu
- je veux y aller - ikitaï
- je peux y aller - ikemasu
- allons-y - ikimashô
- vas-y - itte (le [k] a disparu)

1.2 Le verbe

Le groupe verbal en japonais est le plus complexe de la phrase. Il n’indique pas la personne, mais les différents suffixes ajoutés au radical et désignant la négation, le caractère achevé de l’action, la plus ou moins grande politesse, l’interrogation, etc. En revanche, les noms sont invariables (le genre et le nombre ne sont généralement pas marqués) et n’ont pas d’article (ou de déterminant). Quant aux verbes, ils se placent toujours en fin de phrase qui, pour un francophone, pourrait sembler bien imprécise, car elle se construit presque à l'inverse de la phrase française. Par exemple, pour dire «je voudrais te montrer le livre que mon père a acheté», un Japonais dirait: 

Mon père, achetée, livre, toi, montrer, voudrais
chichi ga kattahon wo anata ni misetai to omoimasu

1) Lorsqu'on parle de son père à la troisième personne, on emploie «chichi» (ou «haha» pour la mère), mais «otosan» en terme respectueux quand on s'adresse directement à la personne en question, c'est-à-dire à son propre père.

2) L'expression «je voudrais» traduit une forme désidérative et se traduit par -tai ou plus poliment «-tai to omoimasu».

3) Le verbe «miseru» est un verbe transitif ici; il faut donc obligatoirement la particule «wo» pour introduire le complément d'objet direct (le livre); cela ne peut pas se faire par «no» (p. ex. «no misete»).

4) Lorsqu'il est employé à la forme participe, il faut transcrire le verbe «kau» (acheter) en «katta» ( passé neutre).

1.3 Les formes de politesse

La très grande variété d’expressions concernant le style ou les formules de politesse peut également dérouter les locuteurs d’une langue occidentale, peu habitués à ces subtilités de langage. Par un jeu de particules, le Japonais varie son expression selon le contexte social à un point tel, par exemple, qu’un homme peut s’exprimer différemment d’une femme, un jeune d’un vieillard, etc. Les verbes les plus courants sont ainsi rendus par des doublets qui expriment soit l’humilité soit le respect qu’une personne rend à une autre. Autrement dit, il existe deux formes verbales: la forme «simple» (en -te), c’est-à-dire celle qu'on trouve dans les listes de verbes et dans le dictionnaire, et diverses formes dites «de politesse» (en -masu prononcé [massou]).

Par exemple, on dit nemasu (pour [je] dors à la forme polie qui est utilisée pour éviter toute grossièreté involontaire) ou nete (pour [je] dors à la forme simple). Ces deux formes renvoient exactement à la même signification, mais le niveau de politesse sous-entendu varie grandement. On emploie la forme simple en famille, avec les enfants ou avec des amis ou des collègues très proches, tandis qu'il vaut mieux employer la forme de politesse avec des gens que l'on ne connaît pas très bien, des personnes plus âgées que soi ou ses supérieurs hiérarchiques. Il existe aussi une troisième forme de politesse dite honorifique. Certains pronoms sont même réservés à l'empereur, mais fort peu de Japonais peuvent les connaître.

Par ailleurs, le japonais a emprunté la plus grande partie de son vocabulaire au chinois (peut-être 60 %), puis au cours du XIXe siècle à des langues occidentales comme le portugais et le néerlandais; au XXe siècle, c’est l’anglais qui a contribué à enrichir le plus le japonais.

2 L'écriture japonaise

L'écriture japonaise est réputée pour être l'une des plus difficiles au monde, notamment pour les Occidentaux, plus habitués à un système alphabétique. Pour la langue japonaise, il faut aussi distinguer différents types d'écriture: les kanji, les kana et les romanji.

2.1 Les kanji

Pour ce qui est de l’écriture japonaise, elle peut constituer un redoutable défi pour plusieurs Occidentaux. Cette écriture résulte d’une adaptation de l’écriture chinoise — les kanji — propagée par les bouddhistes à partir du IVe siècle de notre ère. Le mot kanji signifie littéralement en japonais «signe chinois».

Les kanji sont des idéogrammes inventés par les Chinois et représentent non pas des sons (ce n’est pas un alphabet), mais des significations exprimées elles-mêmes par différentes prononciations; leur origine remonterait au début du IIIe millénaire avant notre ère.

En Chine, les idéogrammes ou caractères chinois ne sont pas appelés des kanji comme au Japon, mais hanzi. Comme il existe en Chine plus d’une vingtaine de langues chinoises, chacun des locuteurs de ces langues peut lire un même document, par exemple un journal, tout en utilisant sa propre langue. 

Par exemple, le kanji de gauche renvoie au sens de «voie», «chemin», ou «idée de progression», ce qui peut se lire phonétiquement de différentes manières dans les différentes langues chinoises. Le symbole central (sorte de carré ligné) renvoie à l'«œil», le symbole du haut à la tête et au nez, celui de gauche à «pied» ou à l'«action de marcher», d'où l'idée de «voie» ou de «soi-même en train de d'avancer».

De la fin du VIe au milieu du IXe siècle, le Japon fut très influencé par la culture chinoise dont il s’imprégna systématiquement. Il faut dire que la Chine était alors dotée d'une puissance politique et d'une avance technique supérieures à celles de tous les autres pays voisins. C’est à cette époque (vers le VIe siècle) que les Japonais se sont approprié les idéogrammes japonais. On peut qualifier aujourd’hui de «sinomanie» cette période d'emprunts massifs à la langue chinoise dont les imitations se firent souvent sans discernement. Aujourd’hui, il reste un peu moins de 2000 kanji en japonais (ce qui est suffisant pour lire un journal), contre 60 000 en chinois, mais il est préférable d’en savoir au moins 6000 pour lire des ouvrages plus ou moins savants. De façon générale, les enfants ne connaissent vraiment bien les 2000 kanji qu'en quittant l’école secondaire (mais ils en apprennent 1000 au primaire).

Le dessin complexe des kanji vient du fait qu'ils correspondaient à l’origine à une peinture d'une réalité, à l’instar de l’écriture hiéroglyphique égyptienne. Par exemple, le mot «volcan» est formé par le signe «feu» + le signe «montagne», mais ne se prononcera pas comme «montagne de feu». Mais les kanji utilisés au Japon ont été importés de diverses régions et de plusieurs dialectes, et ce, à des époques différentes. C’est pourquoi il est fréquent qu’un même kanji chinois soit prononcé de plusieurs façons en japonais, sans ressemblance aucune avec la prononciation dialectale d'origine. Ajoutons aussi qu’un kanji chinois désigne à la fois un mot chinois et tous les mots japonais de sens équivalent, mais des formes différentes; de plus, un même kanji connaît une multiplicité d'équivalents japonais. Au nombre de 1945 (selon la liste officielle de 1981), les kanji comportent normalement deux prononciations: l’une, japonaise; l’autre, sino-japonaise.

Les Occidentaux se demandent souvent pourquoi les Japonais conserve un tel système d'écriture aussi terriblement lourd de préférence à un alphabet plus simple et plus efficace. C'est qu'il faut tenir compte que, dans la tradition japonaise, le prestige du kanji est très grand. Autrement dit, la valeur sociale et culturelle du kanji prime sur l'avantage économique.

2.2 Les kana

En 838, le Japon rompit ses relations diplomatiques avec la Chine. Repliés sur eux-mêmes, les Japonais développèrent de nouvelles habitudes linguistiques. Ils se sont mis à intégrer ou à assimiler les apports étrangers pour les adapter aux réalités japonaises et rejeter ceux qui ne paraissent pas leur convenir tout en créant de nouveaux mots.

Il en fut ainsi pour l’écriture chinoise utilisée exclusivement jusqu’alors par les Japonais. Étant donné que la plupart des idéogrammes chinois comportaient un grand nombre de traits (calligraphiques), il parut de plus en plus fastidieux aux Japonais d'écrire par cette méthode d’écriture. En raison de l’inadéquation des kanji chinois à la grammaire japonaise, les Japonais se sont trouvés dans l’obligation d’inventer des signes pour exprimer les terminaisons des verbes et autres particularités qui n’existent pas en chinois. Dans un texte japonais, en plus des idéogrammes chinois (kanji), il existe des symboles arrondis et moins complexes (les kana), qui n’existent pas en chinois.

En japonais, ces symboles ou syllabes phonétiques sont appelés des kana et ils forment ainsi avec les kanji un système d'écriture complexe doté à la fois d’idéogrammes et d’alphabets syllabiques. Les kanji correspondent à des sens, mais les syllabaires ou kana renvoient aux sons et à la grammaire. Autrement dit, pour simplifier, disons que les Japonais se servent des kanji pour désigner la racine du mot (nom, adjectif, verbe, adverbe), mais les kana pour écrire les particules grammaticales servant à modifier le sens de base.

Mais il faut savoir que les Japonais se sont dotés de deux types de kana ou alphabets syllabiques: les hiragana et les katakana.

(1) Les hiragana (aux formes simples et arrondies), au nombre de 46, utilisés principalement pour transcrire les mots japonais, les mots chinois introduits au cours des siècles (qui représentent plus de 60 % du vocabulaire), les terminaisons et autres particules linguistiques; les hiragana ou «kana simples» ont été officialisés dans le Kokin Waka-Shû (ou «Recueil de poèmes anciens et modernes») compilé en 905 par le poète et calligraphe Ki no Tsurayuki. Les hiragana sont considérés comme une «écriture de femme» en raison de l'élégante simplicité de cette écriture.

(2) Les katakana (aux formes simples et angulaires), également au nombre de 46, employés surtout pour l'écriture des chiffres, les onomatopées, les expressions et les noms propres d’origine étrangère (patronymes, villes, pays, etc.); les katakana ou «signes abrégés» (secondaires) proviennent des grands monastères où s'est constitué un ensemble de signes simplifiés et destinés à l'abréviation des textes chinois étudiés; chacun des symboles ne conserve de l'idéogramme chinois que quelques barres et quelques points gardant la valeur phonétique de l'ensemble.

Contrairement aux hiragana, les katakana ne sont pas élevés au rang d'un art calligraphique, mais ils ont contribué à la formation du style écrit du japonais moderne.

Il s'agit là de deux syllabaires, dont le signe consonantique varie en fonction de la voyelle qui  l'accompagne, [a], [i], [u = ou], [e], [o]. Par exemple, en hiragana, dans la figure de gauche, le groupe [k + a] sera différent du groupe [k + i], du groupe [k + u], etc., et les syllabes [ka], [ki], [ku], [ke], [ko] s'opposeront aux syllabes [ga], [gi], [gu], [ge], [go].

Cette nouvelle écriture japonaise n’est pas facilement entrée dans l’usage lorsqu'elle fut créée au Xe siècle. Durant plusieurs siècles, la plupart des lettrés japonais se refusèrent à écrire dans leur langue maternelle, dont ils considéraient l'écriture comme «vulgaire». Les documents officiels, les ouvrages d'histoire et tous les textes dits «sérieux» continuèrent d'être rédigés en chinois (avec les kanji). Seules les dames de la cour impériale se virent obligées d’écrire en japonais, car elles n’avaient pas accès aux études chinoises; elles durent par conséquent écrire en hiragana, d’où cette réputation des hiragana associés à l’«écriture des femmes».

Pendant que les hommes s'évertuaient à écrire «en mauvais chinois», les femmes rédigeaient des textes résolument japonais et jetèrent ainsi les bases d'une littérature vraiment nationale.

Ces deux tendances qui opposèrent les hommes (avec les kanji) et les femmes (avec les hiragana) finirent pas s’estomper avec les siècles pour aboutir au système d'écriture complexe et hybride du japonais moderne. En effet, le japonais moderne s’écrit avec deux syllabaires différents (les hiragana et les katakana) et des idéogrammes chinois (les kanji). 

Bien que toute phrase japonaise puisse être transcrite en hiragana ou en katakana, les caractères chinois en kanji ne peuvent pas être évités. Toute personne qui ne connaîtrait que les hiragana sans savoir aucun kanji serait condamnée à ne lire que des mots simples ou bien des fins de mots. Nous pouvons comparer des exemples en kanji, en hiragana et en katakana dans les trois tableaux du haut avec les mots eau, oiseau, homme et soleil.  

Par ailleurs, il existe aussi des furigana (振り仮名) ou yomigana, qui sont des kana écrits à côté d'un kanji ou d'un autre caractère pour en indiquer la prononciation. Plus précisément, les furigana sont ces petits hiragana qui se trouvent au dessus de kanji dans une phrase horizontale et sur le côté droit du kanji pour un texte vertical; ils aident le lecteur pour la prononciation de ce kanji. Il existe une base juridique quant à leur usage dans les journaux qui utilisent des kanji non repris dans la liste des 1945 kanji officiels. Dans un texte présenté horizontalement, on les place au-dessus des caractères. Dans un texte vertical, cependant, ils sont tracés à droite.
 

2.3 Les romanji

De plus, les Japonais ont inventé une autre écriture (d’inspiration anglo-saxonne) appelée romanji ou rômaji et destinée à transcrire avec des lettres non accentuées les mots japonais en alphabet romain (ou latin). Par exemple, le mot anglais Christmas est retranscrit en Kurisumasu, alors que le mot français pincettes s'écrira pinsetto.

Les romanji demeurent généralement peu utiles parce que les Japonais n’écrivent à peu près jamais avec cet alphabet. Cependant, ils sont utilisés pour transcrire les sigles, faciliter l’ordre alphabétique dans les dictionnaires, rédiger un texte à l’ordinateur, aider les touristes à lire certaines affiches (p. ex., les kiosques de renseignement, les stations de métro, certains noms de rues, etc.).

Théoriquement, tout texte peut se transcrire en l'un des quatre systèmes d'écriture. En voici des exemples tirés de Mathilde Rüfenacht (voir la bibliographie):

Français

Romanji

Kanji Hiragana

Katakana

«santé!» kanpai

    

«repas» shokuji
«voyageur» tabibito

Il faut donc comprendre qu'un texte japonais peut être formé à la fois de kanji, de hiragana, de katakana, sans oublier les romanji (utilisés à d'autres fins). En voici un exemple avec des kanji, des hiragana et des katakana :


ma ru ko no inou wa tonari no naka no niwa ni imasu

Littéralement : Marc + chien + à côté + jardin + il est là
[Le chien de Marc est dans le jardin du voisin.]

Bref, les Occidentaux ont quelques raisons de croire à la complexité du système d'écriture japonais, qui n'a que fort peu d’équivalent au monde, sauf en Chine. Ajoutons que le japonais a aussi gardé l'usage du chinois ancien d'écrire les textes par colonnes, de haut en bas, et en commençant par la droite. En conséquence, le sens de lecture d'un livre écrit en japonais est opposé au système alphabétique latin, alors que la «dernière» page est en fait la première, c'est-à-dire que le début est au verso du livre qu'on lit de droite à gauche et de haut en bas.

On peut consulter un court document sur l'écriture japonaise élaboré par la Bibliothèque nationale de France en cliquant ICI, s.v.p. 

Dernière révision: 17 novembre, 2014

Japon


(1) Situation générale

 

(2) La langue et l'écriture japonaises

 

(3) Données historiques sur la langue
 

(4) La politique linguistique
 

(5) Bibliographie
 

La famille japonique
 

 

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