Les musulmans
ne sont pas tous arabophones
 

Environ 80 % des musulmans (de rite sunnite) parlent l'arabe, c'est-à-dire l'une de ses nombreuses variétés dialectales. Il habitent l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, le Soudan, la Jordanie, l'Irak, la Syrie et toute la péninsule Arabique (Arabie Saoudite, Yémen, Oman, etc.).

Il reste quelque 20 % des musulmans (de rite sunnite ou chiite) non arabophones, c’est-à-dire qui ne parlent pas l’arabe ou l'une de ses variétés comme langue maternelle. En Asie, ils parlent notamment le turc en Turquie, le farsi en Iran, le panjabi, le sindhi, le baloutchi ou l'ourdou au Pakistan, le pasthou ou le dari en Afghanistan, le bengali au Bangladesh, le singhalais ou le tamoul au Sri Lanka, le malais ou bahasa indonesia en Indonésie.

En Afrique, les musulmans non arabophones couvrent l’Algérie (avec le berbère) et le Maroc (le berbère), l’Éthiopie (avec l'amharique), la Somalie (avec le somali), les Comores (avec le comorien), sans compter le Mali, le Sénégal, le Niger, etc., où l'on retrouve des langues africaines. 

En somme, l'expansion territoriale du monde musulman est beaucoup plus grande que celle du monde arabe:
 

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