République de Gambie

Gambie

Republic of the Gambia

Capitale:  Banjul
Population: 1,4 million (2004)
Langue officielle: anglais (de facto)
Groupe majoritaire:  aucun
Groupes minoritaires:  mandingue (38,3 %), peul (21,2 %), wolof (17,9 %), soninké (9,2 %), jola-fogny  (4,5 %), sérère (2,4 %), mandjaque (1,6 %), bainouk-gunyaamolo (1,6 %), créole portugais (1 %), créole anglais (0,7 %), bamanankan (0,4 %), jahanka (0,2 %), kalanké (0,2 %), khassonké (0,1 %), mansoanka (0,2 %), mankanya et basari

Langue coloniale: anglais
Système politique: république militarisée
Articles constitutionnels (langue):  art. 17, 19, 24, 32, 33 et 36 du 7 août 1996
Lois linguistiques: sans objet

1 Situation géographique

La Gambie est un pays d'Afrique de l’Ouest, baigné par l’océan Atlantique, dont les frontières se découpent entièrement à l’intérieur du Sénégal (voir la carte détaillée). Se confondant avec la vallée du fleuve Gambie, auquel il doit son nom, ce pays constitue l’un des plus petits États du continent africain, avec une superficie de seulement 11 295 km² (France: 547 03 km²). Fait très particulier (un héritage du colonialisme), le pays s’étire sur 480 km (à vol d'oiseau) de part et d’autre du fleuve Gambie, depuis sa source jusqu'à son embouchure; la distance du nord au sud n’excède pas 50 km. Cependant, comme son cours est sinueux, la longueur réelle du fleuve Gambie est estimée à 1125 km. La Gambie a pour capitale Banjul, située sur la côte ouest à l'embouchure du fleuve; c'est  la seule grande ville et unique port maritime du pays.

Le pays est divisé en cinq provinces et une municipalité: Banjul, Kanifing, Brikama, Kerewan, Mansakonko, Kuntaur,Janjanbureh et Basse. Contrairement au Sénégal, la Gambie est une ancienne colonie britannique et elle a dû constamment, depuis son indépendance en 1965, résister à la volonté d’unification de son voisin sénégalais, dont elle dépend étroitement. 

2 Données démolinguistiques

La population gambienne était estimée à 1,4 millions d'habitants en 2004, ce qui correspond à une densité assez élevée (de 124,9 habitants au km²) pour un pays d'Afrique. Les provinces les plus peuplées sont le Brikama, le Kanifing, le Basse et le Kerewan.

Provinces Capitale Population 2004 Superficie
Banjul Banjul    36 100     12 km2
Basse Basse Santa Su  189 900 2 069 km2
Brikama Brikama  407 600 1 764 km2
Janjanbureh Janjanbureh  110 800 1 280 km2
Kanifing Kanifeng  334 400    76 km2
Kerewan Kerewan  179 300 2 256 km2
Kuntaur Kuntaur    82 000 1 614 km2
Mansakonko Mansa Kongo    75 300 1 618 km2
Gambie --- 1 415 400 10 689 km2

2.1 Les ethnies

Les Mandingues (ou Malinkés) représentent 38 % de la population. Les autres groupes importants sont les Wolofs (17,9 %), les Falacunda ou Peuls (14 %), les Soninkés (9,2 %) et les Toucouleurs (7,1 %).  Certaines petites communautés (Bambara, Jahanka ou Jahanqués, Kalankés, Khassonkés, etc.) proviennent des pays voisins, mais surtout du Sénégal (francophone) ou de la Guinée-Bissau (lusophone).

Ethnie Langue maternelle Affiliation linguistique Population
(2001)
Pourcentage
Mandingues (Malinkés) mandingue nigéro-congolaise 481 953 38,3 %
Wolofs wolof gambien nigéro-congolaise 225 790 17,9 %
Fulacunda peul nigéro-congolaise 177 203 14,0 %
Soninkés soninké nigéro-congolaise 115 793 9,2 %
Toucouleurs peul (tho) nigéro-congolaise    89 976 7,1 %
Jola jola-fogny nigéro-congolaise   56 601 4,5 %
Sérères sérère nigéro-congolaise   30 715 2,4 %
Mandyak mandjaque nigéro-congolaise   20 821 1,6 %
Bainouk bainouk-gunyaamolo nigéro-congolaise   20 700 1,6 %
Créoles (portugais) créole créole (portugais)   13 054 1,0 %
Aku krio créole (anglais)    9 921 0,7 %
Bambara bamanankan  nigéro-congolaise    5 275 0,4 %
Jahanka jahanqué nigéro-congolaise    2 611 0,2 %
Kalankés kalanké nigéro-congolaise    2 611 0,2 %
Khassonkés khassonké nigéro-congolaise    1 305 0,1 %
Maswanka mansoanka nigéro-congolaise    1 305 0,1 %
Mankanya mankanya nigéro-congolaise    1 200 0,0 %
Bassari basari nigéro-congolaise      104 0,0 %
Total ---- ---- 1 256 939 100,0 %

2.2 Les langues gambiennes

La quasi-totalité des 18 langues gambiennes appartient à la famille nigéro-congolaise. Seuls les deux créoles (portugais et anglais) ne font pas partie de cette famille. Les langues les plus importantes sont, dans l'ordre décroissant, le mandingue, le wolof gambien, le peul, le soninké, le jola-fogny, le sérère et le mandjaque. L'anglais est la langue officielle de la Gambie, mais il ne constitue la langue maternelle de personne; il demeure une langue seconde. Comme la Gambie est enclavée dans le Sénégal, un État officiellement francophone, le français reste une langue importante; il est baragouiné par beaucoup de Gambiens. Néanmoins, la présence de plusieurs langues africaines couramment parlées dans cette région de l'Afrique, comme le wolof et le mandingue, permet aux citoyens de pays différents de communiquer dans des langues autres que les langues officielles que sont l'anglais en Gambie et le français au Sénégal. D'ailleurs, le français reste souvent la quatrième langue de certains Gambiens (après la langue maternelle, le wolof et l'anglais). La Gambie est un petit pays anglophone où l'occasion de parler le français n'existe qu'en raison des Sénégalais vivant en Gambie. Bien que l'anglais soit largement employé dans le monde, le français demeure une langue privilégiée à cause de la situation géopolitique de ce petit pays d'Afrique, où presque tous les États voisins sont francophones.

Environ 95 % des Gambiens pratiquent un islam (sunnite) très fortement imprégné des croyances traditionnelles africaines. Seule une petite minorité est de confession chrétienne.

3 Données historiques

Des outils du néolithique et des morceaux de pierres mégalithiques de l’âge du fer ont été trouvés près de Banjul. À partir du XIIIe siècle, les Mandingues, les Wolof et les Peuls s’établirent dans la vallée du fleuve de Gambie. Formant de petits États, ils payaient un tribut à l’empire du Mali.

En 1455, des Portugais établirent des comptoirs commerciaux le long du fleuve de Gambie, à partir desquels était organisée la traite des Noirs. Ils furent supplantés au XVIIe siècle par des compagnies à charte anglaises et françaises. En 1783, le traité de Versailles accorda les rives du fleuve de Gambie (50 km du nord au sud) à la Grande-Bretagne. En 1816, les Britanniques achetèrent l’île de Banjul au souverain d’un royaume local et fondèrent la ville de Bathurst, devenue Banjul. La Grande-Bretagne parvint à maintenir sa suprématie malgré les autorités françaises, notamment exprimée par le général Gallieni, de réunir en un seul territoire le Sénégal et la vallée inférieure de la Gambie.

3.1 Le protectorat britannique

La région de la Gambie devint un protectorat britannique en 1820 et une colonie de la Couronne en 1886. En 1889 furent fixées, par un accord avec la France, les frontières de la Gambie actuelle. La Gambie bénéficia d’un régime d’administration indirecte, qui maintenait le pouvoir des chefs locaux. La Grande-Bretagne encouragea le développement de la production des arachides. Le gouvernement colonial ne se préoccupa jamais de l'enseignement de l'anglais auprès des autochtones. Il avait laissé la responsabilité de l'éducation aux missionnaires, qui utilisèrent les langues locales. Ce ne fut qu’après la Seconde Guerre mondiale que furent formés en anglais les premiers cadres autochtones aux fonctions administratives. Des partis politiques nationalistes se créèrent dans les années 1950, et, en 1960, furent organisées des élections à l’échelle nationale.

3.2 Après l’indépendance

La Gambie accéda à l'indépendance le 18 février 1965, avec pour premier ministre sir Dawda Kaibara Jawara, à l’issue d’un référendum populaire. En s’appuyant sur le Parti progressiste du peuple (People’s Progressive Party: le PPP), Dawda Kaibara Jawara demeura au pouvoir jusqu’en juillet 1994. En 1981, quelque 500 personnes furent tuées dans une tentative de coup d’État, accompagnée d’émeutes à Banjul, ce qui provoqua l’intervention du Sénégal. L’année suivante, le Sénégal obtenait la création d’une confédération de Sénégambie, que présidait le président sénégalais Abdou Diouf, alors que Dawda Kaibara Jawara était le vice-président. Cette confédération n’eut guère de suites concrètes, que ce soit au point de vue économique que politique. C'est pourquoi elle s’effondra en 1989, mais elle fut suivie d'un traité d’amitié en 1991.

En juillet 1994, un groupe de jeunes officiers renversa le gouvernement de Jawara et prit le contrôle du pays. Un conseil provisoire de gouvernement militaire (Arm Forces Provisional Ruling Military Council : le AFPRC), que dirigeait le capitaine Yahya Jameh, fut mis en place. La Constitution fut suspendue ainsi que les partis politiques. Plusieurs pays de l’Union européenne, surtout la Grande-Bretagne, firent pression sur Yahya Jameh restaure la démocratie. Après la suspension de l’aide internationale qui représentait, en 1993, le quart du revenu national gambien, le PRCPF s’engagea à organiser des élections pluralistes en 1996. L’aggravation de la situation économique convainquit Jameh à devancer la date choisie pour le retour à un régime civil. Le 8 août 1996, la nouvelle Constitution fut approuvée par 70 % des électeurs et, le 26 septembre, Yahya Jammeh remporta l’élection présidentielle avec 56 % des voix, contre 36 % à son adversaire (Ousainou Darbo). Cette élection, à laquelle plusieurs figures de l’opposition n’eurent pas le droit de se présenter, fut entachée par des fraudes massives. En janvier 1997, les élections législatives donnèrent la majorité à l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC) de Yahya Jammeh, l’opposition ne remportant que 10 sièges.

La stabilisation de la situation politique a favorisé une certaine accalmie économique, marquée notamment par une reprise de l’activité touristique. Cependant, la situation est demeurée difficile, en raison de la suspension des programmes internationaux de coopération après le coup d’État en 1994.

4 La politique linguistique

La Constitution du 24 avril fut suspendue en juillet 1994, modifiée et approuvée lors d'un référendum national le 8 août 1996; elle ne fut rétablie qu'en janvier 1997. Aucune disposition ne proclame l'anglais comme langue officielle. Généralement, un État qui n'a pas de langue officielle de jure n'a pas de politique linguistique élaborée. L'article 17 porte sur les libertés fondamentales:

Article 17

2) Every person in The Gambia, whatever, his or her, race, colour, gender, language, religion, political or other opinion, national or social origin, property, birth or other status, shall be entitled to the fundamental human rights and freedoms of the individual contained in this Chapter, but subject to respect for the rights and freedoms of others and for the public interest.

Article 17

2) Indépendamment de sa race, sa couleur, son genre, sa langue, sa religion, son opinion politique ou autre, son origine nationale ou sociale, sa propriété, sa naissance ou d'un autre statut, toute personne en Gambie bénéficie des droits et libertés humaines fondamentales ainsi qu'aux libertés individuelles contenues dans le présent chapitre, mais sera obligée de respecter les droits et libertés des autres dans l'intérêt public.

L'article 32 de la Constitution reconnaît aux Gambiens le droit de pratiquer et de préserver leurs culture et langue particulières:

Article 32

Every person shall be entitled to enjoy, practise, profess, maintain and promote any culture, language, tradition or religion subject to the terms of this constitution and to the condition that the rights protected by this section do not impinge on the rights and freedoms of others or the national interest, especially unity.

Article 32

Toute personne aura le droit d'aimer, de pratiquer, de revendiquer, de maintenir et de promouvoir toute culture, toute langue, toute tradition ou toute religion soumise aux termes de la présente Constitution et à la condition que les droits protégés par cette disposition n'empiètent pas sur les droits et libertés des autres ou de l'intérêt national, particulièrement l'unité du pays.

L'article 133 traite de la discrimination (y compris la langue), mais rien ne précise que celle-ci soit interdite:

Article 33

4) In this section, the expression "discrimination" means affording different treatment to different persons attributable wholly or mainly to their respective descriptions by race, colour, gender, language, religion, political or other opinion, national or social origin, property, birth or other status whereby persons of one such description are subjected to disabilities or restrictions to which persons of another such description are not made subject, or are accorded privileges or advantages which are not accorded to persons of another such description.

Article 33

4) Dans cet article, le mot «discrimination» signifie un traitement différent à des personnes diverses, attribuable complètement ou principalement à leurs descriptions respectives concernant la race, la couleur, le genre, la langue, la religion, l'opinion politique ou autre, l'origine nationale ou sociale, la propriété, la naissance ou tout autre statut par lequel les personnes correspondant à une telle description sont soumises aux handicaps ou à des restrictions auxquelles les personnes correspondant à un autre signalement ne sont pas assujetties, ou bien la discrimination accorde des privilèges ou des avantages que l'on ne s'accorde pas aux personnes correspondant à une autre caractéristique.

4.1 La langue de l'État

À la suite de l'indépendance, les dirigeants de l'époque ont cru plus sage de reconduire la politique linguistique coloniale. L'anglais n'a jamais été promulgué langue officielle; il le fut dans les faits (de facto). La seule langue utilisée au Parlement est l'anglais; c'est même l'une des conditions pour être élu. Comme c'est la langue de l'État, c'est l'anglais qui est employé dans l'Administration et les tribunaux, de même que dans tous les événements officiels.

4.2 Les langues admises dans les tribunaux

Il existe quelques dispositions concernant les langues employées dans les tribunaux. En effet, certains paragraphes des articles 19, 24 et 36 portent sur ce sujet:

Article 19

2) Any person who is arrested or detained shall be informed as soon as is reasonably practicable and in any case within three hours, in a language that he or she understands, of the reasons for his or her arrest or detention and of his or her right to consult a legal practitioner.

Article 24

2) [...]

1. Every person who is charged with a criminal offence-

b) shall be informed at the time he or she is charged, in a language which he or she understands and in detail, of the nature of the offence charged; [...]

f) shall be permitted to have without payment the assistance of an interpreter if he or she cannot understand the language used at the trial of the charge;

Article 36

1) Where a person is detained by virtue of or under any Act of the National Assembly referred to in section 35, the following provisions shall apply-

a) he or she shall, as soon as reasonably practicable, and in any case not later than twenty four hours after the commencement of the detention, be furnished with a statement in writing specifying in detail the grounds upon which he or she is detained; and the statement shall be read, and if necessary, interpreted, to the person who is detained in a language which he or she understands;

Article 19

2) Quiconque est arrêté ou détenu sera informé aussitôt qu'il est raisonnablement possible de le faire, et en tout cas dans un délai de trois heures, dans une langue qu'il comprend, des motifs de son arrestation ou de sa détention, ainsi que de son droit de consulter un conseiller juridique.

Article 24

2) [...]

1. Toute personne accusée d'un délit :

b) Sera informée du temps au moment où elle est accusée, dans une langue qu'elle comprend, et en détail, de la nature de l'inculpation dont elle est accusée; [...]

f) Pourra recourir, sans frais, à l'aide d'un interprète si elle ne peut pas comprendre la langue employée au procès au sujet de l'accusation;

Article 36

1) Lorsqu'une personne est détenue en vertu d'une loi de l'Assemblée nationale mentionnée à l'article 35, les dispositions suivantes s'appliqueront :

a) Aussitôt qu'il sera raisonnablement possible de le faire, en tout cas, pas plus tard que vingt-quatre heures après le début de sa détention, il lui sera fourni une déclaration écrite expliquant en détails les motifs pour lesquels elle est détenue; et la déclaration sera lue et, si cela est nécessaire, traduite dans une langue qu'elle comprend.

Autrement dit, un accusé est assuré de recevoir des explications sur son arrestation dans une langue qu'il comprend. Il faut savoir que l'école n'a pas rejoint nécessairement les personnes plus âgées l'école n'étant pas obligatoire et que beaucoup de gens ignorent la langue officielle; ils ne savent ni lire ni écrire. Il faut bien comprendre que l'usage d'une langue gambienne ne constitue pas un droit linguistique au sens strict, mais un recours de dernière instance parce qu'on ne peut pas faire autrement.

4.3 L'éducation

La Gambie est un pays pauvre. L’enseignement primaire est gratuit (les cinq premières années), mais il n’est pas obligatoire. En 2001, l’alphabétisation ne concernait que 59 % de la population; et 40 % des jeunes de 12 à 17 ans étaient scolarisés. Si 75 % des enfants commencent leurs études primaires, seuls quelque 20 % des jeunes accèdent au secondaire. De plus, le pays ne possède pas d’université, mais une proportion de 0,4 % des jeunes réussissent à s'instruire à l'extérieur du pays.

Dans tous les secteurs de l'éducation, l'anglais est la langue d'enseignement, sauf dans les écoles coraniques où la langue enseignée est l'arabe. Un cours de français langue seconde est disponible pour les élèves du secondaire.  Toutes les études sauf l'école Islamique sont effectuées en anglais. Comme la Gambie est un pays pauvre, les écoles ne sont pas toujours pourvues de manuels en quantité suffisante et la formation des enseignants laisse parfois à désirer. Par exemple, il est difficile de trouver des documents en langue française en Gambie, notamment ceux qui pourraient être utiles dans l'enseignement. Pour diverses autres raisons, l'enseignement des langues étrangères n'est peut-être pas toujours adéquate dans ce pays.

4.4 Les médias

Comme c'est souvent le cas dans les pays d'Afrique, la langue officielle est omniprésente dans les médias écrits et électroniques, sauf à la radio où les langues locales demeurent le moyen le plus sûr pour rejoindre les autochtones. En Gambie, 85 % des habitants vivent de l'agriculture ou de la pêche et beaucoup ignorent la langue officielle.

Les principaux journaux du pays, tels que The Daily Observer, The Gambia Daily, The Gambia News, The Independent et The Point (tous de Banjul)ne publient qu'en anglais. Radio Gambia diffuse sa programmation en anglais et dans quelques langues locales (surtout en wolof, en mandingue et en peul). Il en est ainsi pour les stations Citizen FMRadio 1 FM et quelques autres (West Coast Radio, City Limits Radio, Radio Syd, Sud FM, etc.). Le gouvernement opère la seule station de télévision nationale, GRTS, qui rejoint environ 60 % des Gambiens. Il existe d'autres rares stations privées captées par satellite, mais Premium TV Network, une station transmise de Banjul par Arabstat, diffuse en arabe classique. 

La Gambie se caractérise par une politique linguistique de non-intervention, se contentant de perpétuer les usages en cours depuis le protectorat britannique. Aucun effort n'est tenté pour sauvegarder les langues locales qui, de toute façon, ne sont pas en danger. Le mandingue, le wolof et le peul demeurent les grandes langues véhiculaires du pays aux dépens de l'anglais réservé à l'administration de l'État, les écoles et les documents écrits. En somme, il y a peu à dire sur cette politique linguistique, sinon qu'elle correspond sûrement à un coût économique limité par rapport à ce qui pourrait être fait en faveur des langues gambiennes.   
 

Dernière révision: 27 avril, 2010

Bibliographie

CANVIN, Maggie. The educational implications of multilingualism for Cameroon and the Gambia: a comparative study, Whiteknights, University of Reading (Royaume-Uni), mémoire de maîtrise, 1996, 96 p.

ENCYCLOPÉDIE MICROSOFT ENCARTA, 2004, art. «Gambie» pour la partie historique.

MINISTRY OF EDUCATION. The Development of Education: National Report from the Gambia, Banjul, Ministry of Education, 1992.

STEPHENS, David O. Records management in Africa South of the Sahara, Records Management Quarterly, juillet 1993.

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