Historique du site

Du CIRAL à la CEFAN en passant par le TLFQ

1999 - 2015

Le site Aménagement linguistique dans le monde a été installé sur la Toile au mois de juin 1999 sous l'égide du CIRAL, le Centre international de recherche en aménagement linguistique de l'Université Laval (ville de Québec). Il a obtenu un certain succès, car plus de 40 000 visiteurs l'avaient consulté en date du mois de novembre 2001, ce qui peut être considéré comme très appréciable pour l'époque.

Jacques Leclerc, l'auteur du site, est linguiste et sociolinguiste, diplômé en linguistique et en pédagogie de l'Université de Montréal. Tout en étant enseignant (Université de Montréal, Université Laval et Collège de Bois-de-Boulogne), il s'est intéressé aux questions portant sur l'aménagement linguistique depuis 1985. Il se veut davantage un vulgarisateur qu'un spécialiste sur le sujet. Après avoir publié en 1986 un ouvrage intitulé Langue et société (Mondia Éditeur, Laval, Québec, 530 p.), l'auteur a rédigé en 1992 une nouvelle édition complètement révisée et augmentée à 708 pages. 

Entre-temps, en tant que chercheur subventionné (1988-1991) pour l'Office de la langue française du Québec (OLF), Jacques Leclerc avait fait paraître une étude comparative de l'aménagement linguistique traitant quelque 129 États dans le monde. Entre 1990 et 1993, grâce à une autre subvention de l'OLF devenu l'OQLF, il a recueilli, et fait traduire au besoin, quelque 470 lois linguistiques. Le tout a été publié en 1994 sous le titre de Recueil des législations linguistiques dans le monde (tomes I à VI) aux Presses de l'Université Laval de Québec. 

En décembre 1993, l'auteur (en collaboration avec François Gauthier et Jacques Maurais) a fait paraître Langues et constitutions publié conjointement par l'Office de la langue française (Montréal) et le Conseil international de la langue française (Paris). Outre une vingtaine de volumes, il a également écrit une soixantaine d'articles portant sur l'aménagement des langues et donné une cinquantaine de conférences et entrevues sur le sujet. Il a aussi été consultant en aménagement linguistique et a participé à des colloques sur cette question.

Par ailleurs, l'auteur a élaboré en 2004-2005-2006 un site pour le ministère fédéral du Patrimoine canadien, le SALIC (Site de l'aménagement linguistique au Canada). Celui-ci présente l'histoire linguistique du Canada, ses langues et ses populations, ainsi que ses provinces et territoires. Le site est en activité depuis le printemps de 2007.

Le présent site Aménagement linguistique dans le monde se veut le résultat de ces publications antérieures. Il a permis à l'auteur de participer activement en tant que chargé de projet au colloque international d'avril 2001 de Québec portant sur «La diversité culturelle et les politiques linguistiques dans le monde».

Au printemps 2001, le CIRAL de l'Université Laval a changé de vocation: il est devenu le Centre interdisciplinaire de recherches sur les activités langagières. Le site Aménagement linguistique dans le monde a alors déménagé au TLFQ (Trésor de la langue française au Québec), dont les travaux portaient notamment sur la recherche lexicale, les dictionnaires, la langue française au Québec, mais aussi sur le français en général et les études traitant de la Francophonie. En avril 2013, le site fut déménagé à la CEFAN, la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d'expression française en Amérique du Nord, fondée en 1989.

Bien que le site Aménagement linguistique dans le monde ait une portée plus large que les études habituelles de la CEFAN,  il s'insère quand même bien dans ce cadre par ses sections sur la Nouvelle-France, l'Histoire du français, l'Histoire de la langue française au Québec, l'Histoire du français en Louisiane, l'Histoire du français en Belgique, la situation du français et les politiques du français dans le monde, notamment dans le cas du Canada (toutes les provinces et territoires), de la France (tous les DOM-TOM), de la Belgique (les trois Communautés), de la Suisse (cantons), des pays d'Afrique francophones, etc. 

En outre, les pays non francophones, tous riches de leurs propres expériences, permettent sans nul doute d'ajouter des éléments de comparaison très utiles aux francophones. Il semble indéniable que les expériences, pour ne citer que ces exemples, de l'Espagne, de l'Italie, de la Hongrie, de la Russie, des États-Unis, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Guinée équatoriale, de l'Australie, du Brésil, de Porto Rico, du Costa Rica, de l'Inde, etc., apportent un éclairage nouveau sur les politiques linguistiques des uns et des autres, et le fait que la langue concernée ne soit pas le français reste secondaire, l'objet demeurant toujours l'interventionnisme sur la langue en tant qu'instrument de communication. 

Du point de vue historique, l'article intitulé «Histoire de la langue anglaise» s'inscrit bien également dans le site, car l'histoire de cette langue présente des traits communs étonnants avec celle du français. Depuis neuf siècles, les rapports entre l'anglais et le français ont toujours été «intimes» et les échanges entre les deux langues ont toujours été déséquilibrés, d'abord à l'avantage du français, puis aujourd'hui à l'avantage de l'anglais. On aura aussi intérêt à lire l'«Histoire sociolinguistique des États-Unis» : il n'est pas possible d'ignorer ce grand pays qui produit tant d'impact sur la propagation de l'anglais contemporain et tant d'influence sur les langues, notamment sur le français au Canada et dans le monde.

On pourrait parler enfin de la question des autochtones. Sur ce sujet, d'autres pays, par exemple l'Australie (aborigènes), mais aussi les pays scandinaves (Sames/Lapons) et toute l'Amérique latine, peuvent servir de point de comparaison avec la situation observée au Canada ou ailleurs dans le monde.

Il faut être malgré tout conscient des limites qu'il y a à importer des idées et des expériences, voire des «recettes» des autres, car toute politique linguistique est le produit d'une histoire et d'une culture, et ne se transpose pas facilement. Les échecs et les succès dépendent également de facteurs extérieurs à la politique elle-même, alors que les priorités ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. Néanmoins, on aurait tort d'ignorer ce qui se fait à l'extérieur de son propre pays.

Précisons que les textes qu'on trouvera dans l'Aménagement linguistique dans le monde ne sont pas sous la responsabilité directe de l'Université Laval, car ils n'engagent que l'auteur. Ce site est aimablement hébergé par la CEFAN. L'auteur de ce site n'est pas un employé de l'Université Laval et ne dispose pas d'une équipe de chercheurs : il travaille seul depuis le début. Il ne sait pas tout et peut se tromper! C'est pourquoi beaucoup d'internautes sont invités à lui apporter leur collaboration et contribuer ainsi à l'enrichissement du site.

Il faut espérer que ce site Aménagement linguistique dans le monde éveillera l'intérêt de tous, car il a été conçu dans un but de partage et de découverte du monde. Il faut remercier tous les internautes qui consultent ce site. Il se trouve que ces internautes viennent de presque tous les pays du monde, la France, le Canada, la Belgique et la Suisse étant toutefois les principaux pays visiteurs. Il faut quand même souligner aussi les visiteurs venant du Maroc, de l'Italie, de l'Espagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, des États-Unis, de l'Allemagne, du Brésil, de la Pologne, de l'Autriche, du Portugal, du Mexique, du Luxembourg, de la Hongrie, du Japon, de la Roumanie, qui suivent d'assez près les visiteurs francophones. Au mois de janvier 2010, le site Aménagement linguistique dans le monde pouvait présenter les politiques linguistiques de tous les pays du monde, soit les 195 États souverains reconnus. Il restera toujours à compléter la liste considérable des États non souverains et à remettre à jour les autres.

Notons enfin que le site Aménagement linguistique dans le monde reçoit, quotidiennement, entre 15 000 à 20 000 visiteurs différents, ce qui est énorme. Sur une base annuelle, il reçoit maintenant la visite de près de cinq millions d'internautes. Il s'agit donc d'un succès croissant et extrêmement encourageant.

Merci à tous!

Jacques Leclerc

Dernière mise à jour: 15 avr. 2015

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