République de Malte |
MalteRepublic of Malta
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La république de Malte est un État insulaire situé au centre de la Méditerranée, à quelque 80 km au sud de la Sicile et à 230 km au nord de l’Afrique. Le pays forme un archipel et comprend les îles de Malte (la principale île), de Gozo, de Comino et de Filfola (voir la carte détaillée). L'île principale, Malte, présente une superficie de 246 km². La superficie totale de ce petit pays est de 316 km², l'un des plus petits du monde; par comparaison, la Belgique est très grande, car elle couvre 32 545 km². Même la principauté d'Andorre est plus grande que Malte avec 464 km ². La capitale maltaise est La Valette.Le pays a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1964 et est devenu la république de Malte (en anglais Republic of Malta, en maltais Repubblika ta' Malta) en 1974. Malte constitue l'un des très rares États arabophones à être une démocratie parlementaire. De plus, Malte n'est pas un pays musulman, mais chrétien (catholique). Bref, au cours de son histoire, l'île de Malte a été arabisée, mais non islamisée, ce qui suffit en soi à lui procurer une originalité incontestable au plan démolinguistique. |
Le drapeau de la république de Malte fut adoptée 1964, lors de l'indépendance: il consiste en deux bandes verticales d'égale largeur (blanc à la hampe et rouge au vent), avec une représentation de la Croix de Saint-Georges (George Cross); les couleurs rouge et blanche de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem reprennent la bannière du comte normand Roger Ier de Sicile (1031-1101).
La population de Malte était estimée en 2002 à 383 000 habitants
(mais à
400 800 en 2004) et réside
principalement dans les villes. Environ 7,7 % de la population vit à Gozo.
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Divisions administratives |
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| Population (2002) | Superficie | |
| Gozo-et-Comino | 29 600 (7,7 %) | 68,7 km2 |
| Inner Harbour | 85 900 (22,4 %) | 16,8 km2 |
| Northern | 46 100 (12 %) | 73,6 km2 |
| Outer Harbour | 114 100 (29,7 %) | 33,3 km2 |
| South Eastern | 54 100 (14,1 % | 49,7 km2 |
| Western | 53 200 (13,8 %) | 72,8 km2 |
| Malte | 383 000 (100 %) |
315,1 km2 |
2.1 La langue maltaise
La grande majorité des insulaires, soit 95 %, parle le maltais, une variante de larabe maghrébin parlé dans larchipel et transcrit «en alphabet latin complété». C'est aussi la «langue nationale» de Malte dont le pays constitue lun des rares où larabe est écrit avec lalphabet latin.

Le digramme [għ] indique une voyelle pharyngalisée; elle apparaît avant, après ou entre deux voyelles. Les voyelles [i] et [u] (= [ou] français) se diphtonguent après [għ], par exemple għid. La lettre h joue le même rôle que [għ] mais muet.
L'une des caractéristiques des Maltais, c'est qu'ils parlent une langue arabe (famille chamito-sémitique), alors qu'ils ne sont pas musulmans, ce qui signifie que les arabophones ne sont pas tous musulmans, les musulmans, pas tous arabophones. De plus, cette variété d'arabe, qui s'écrit avec l'alphabet latin, compte de nombreux emprunts au sicilien, à l'italien et à l'anglais. Son vocabulaire compte beaucoup de régionalismes tirés de l'arabe du Moyen Âge. La langue maltaise est le résultat de son histoire particulière. Il ne faut pas oublier que l'île de malte a vécu de nombreuses conquêtes depuis seulement le Moyen Âge: les Normands, les Souabes, les Angevins, les Aragonais, les Espagnols, les Siciliens, les Français et les Anglais. Durant huit siècles, le maltais a été coupé de ses sources linguistiques arabes pour se rapprocher du monde chrétien. Si les Maltais se sont christianisés, ils ont conservé leur langue arabe.
2.2 Les autres langues
La langue maltaise témoigne ainsi de loccupation arabe durant quelques siècle dans larchipel. Cependant, en raison de circonstances historiques plus ou moins similaires, cest-à-dire la colonisation britannique, langlais joue également un rôle important dans cet État. En réalité, la place de langlais, parlé seulement par quelque 6200 personnes comme langue maternelle, est considérable au plan sociopolitique, car il demeure lune des deux langues officielles de la République.
Si langlais est une langue germanique appartenant à la famille indo-européenne, le maltais, à linstar des langues arabes, reste une langue de la famille chamito-sémitique. Cependant, le maltais est une variété darabe fortement marquée par le sicilien, litalien, langlais et un peu de français. Quant aux mots maltais d'origine arabe, ils sont encore aujourdhui assez semblables aux mots employés actuellement dans les variétés dialectales arabes dAfrique du Nord.
Malte compte deux autres langues employées dans le pays: l'arabe (environ 7200 locuteurs) et l'italien (environ 5000 locuteurs). Précisons que le droit maltais ne définit pas la notion de minorité nationale; il n'existe donc aucun groupe de population reconnu comme tel. C'est pourquoi aucun instrument juridique n'a été adopté et la nécessité de lois particulières dans le domaine des langues ne s'est pas fait sentir. Il n'existe donc aucune loi visant à assimiler les minorités nationales ou à mettre en œuvre une politique générale d'intégration ou de protection à leur égard. Le gouvernement de Malte déclare qu'il n'existe sur son territoire aucune minorité nationale au sens de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Toutefois, Malte considère la ratification (10 février 1998) de la Convention-cadre comme un acte de solidarité par rapport aux objectifs de la Convention.
Dès lAntiquité, les îles maltaises ont été la proie des envahisseurs en raison de leur position stratégique dans la Méditerranée. Ainsi, se sont succédé les Phéniciens (IXe siècle avant notre ère), les Grecs (VIIIe siècle), les Carthaginois (VIe siècle) et les Romains (à partir de -218). Les insulaires maltais furent ensuite christianisés vers 50-60, puis latinisés. Après la chute de lEmpire romain, les îles furent livrées aux Vandales, aux Ostrogoths, puis aux Byzantins (en 533), avant d'être envahies par les Arabes en 870. La présence arabe fut déterminante pour les Maltais qui sarabisèrent et s'islamisèrent (avant de se rechristianiser plus tard). Encore aujourdhui, les Maltais parlent une langue le maltais à base darabe maghrébin. La conquête arabe prit fin en 1091 lorsque les îles de Malte furent conquises par le Normand Roger Ier, comte de Sicile. Sous son règne, les différentes identités, coutumes et religions de l'île furent respectées. Normands, Berbères et Arabes purent cohabiter et demeurer dans l'île. Non seulement les mosquées ne furent pas détruites, mais les chrétiens orthodoxes, les musulmans et les juifs ne subirent aucune persécution de la part des catholiques.
3.1 La période sicilo-italienne
C'est au cours de cette période de quatre siècles que s'installèrent des Italiens et des Siciliens, ainsi que des Génois et des Catalans, tous rapidement assimilés par la population locale. En 1249, l'empereur Frédéric II expulsa les derniers musulmans de Malte, mais il est probable que beaucoup de musulmans préférèrent se convertir au christianisme plutôt que de s'exiler. C'est ce qui explique que la langue arabe ait pu se maintenir aussi aisément à Malte, dont la population se christianisa complètement. Au plan de ladministration religieuse, larchipel de Malte fit partie du diocèse de Palerme en Sicile jusquen 1831. Pendant cette longue période sicilo-italienne, les Maltais empruntèrent massivement une partie de leur vocabulaire au sicilien et à litalien. Périodiquement, des pirates maltais faisaient des razzias chez les Arabes du Maghreb (Algérie et Tunisie) afin de les réduire à l'esclavage sur l'île. Dans les documents officiels, le latin et le sicilien demeuraient les seules langues écrites, le maltais étant limité aux communications orales.
3.2 Les chevaliers de Malte
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Par la suite, en 1530, lempereur Charles Quint (1500-1556), qui avait hérité de sa mère la Castille, lAragon, Naples et la Sicile (sans compter une grande partie de lAmérique latine), accorda les îles de Malte à lordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, un ordre militaire mais religieux consacré à la défense du Royaume latin de Jérusalem. Auparavant, soit en 1522, les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem avaient été chassés de lîle de Rhodes en Grèce (alors leur quartier général) par les Turcs de Soliman le Magnifique (1495-1566), le sultan dont lempire connut la période la plus riche de toute lhistoire ottomane. Rendus maîtres des îles maltaises grâce à Charles Quint, les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem prirent le nom de chevaliers de Malte. Les chevaliers de lordre ont marqué fortement larchipel de leur empreinte et furent généralement bien acceptés par les insulaires. Afin de rendre sécuritaires leur nouveau quartier général, les chevaliers de Malte organisèrent la défense de lîle en édifiant plusieurs fortifications (fort Saint-Ange, fort Saint-Elme, fort Saint-Michel, etc.). Sous le règne du grand maître de lordre, Jean Parisot de La Valette, les Maltais résistèrent au Grand Siège des Turcs de 1565. Cest lannée suivante, en 1566, que La Valette, la capitale de larchipel, fut fondée. Les chevaliers de Malte réussirent à maintenir leur ordre militaire jusqu'en 1798, non sans avoir doté Malte de somptueux édifices qui font aujourdhui lorgueil de la capitale. |
Au cours de cette période, l'italien toscan a remplacé le latin et le sicilien dans la langue écrite, notamment dans les actes notariés, les tribunaux et l'administration publique. C'est aussi cet italien que les intellectuels maltais utilisaient pour s'exprimer publiquement et qu'ils enseignaient dans les écoles. Dès 1632, l'arabe classique était aussi enseigné, surtout au sein des ordres religieux. Toutefois, les commerçants, artisans, marins et pêcheurs ont continué de parler le sicilien et le maltais.
Au cours du XVIIIe siècle, larchipel de Malte devint, sous linfluence française, le grand relais du commerce français en Méditerranée. En 1798, le 71e et dernier grand maître des chevaliers de lordre de Malte sur lîle, lAllemand Ferdinand von Hompesch, se rendit au général Bonaparte après une résistance symbolique. Mais en raison de plusieurs lois impopulaires promulguées par Bonaparte, les Maltais se soulevèrent et firent appel à l'amiral anglais Nelson.
3.3 La période britannique
Grâce à laide des troupes britanniques, les Français durent se retirer de Malte après deux ans de siège. Cependant, les Britanniques refusèrent de rendre larchipel à lordre de Malte (définitivement expulsé de lîle) et en firent plutôt une colonie anglaise. Le traité de Paris de 1814 reconnut les Maltais comme des
«sujets britanniques», mais la Couronne anglaise dut assurer le maintien de la religion catholique.Cependant, à long terme, les Maltais n'acceptèrent pas davantage les Britanniques que les Français, et ce, d'autant plus que les Britanniques imposèrent unilatéralement leur langue et accaparèrent tout le pouvoir politique et économique. Presque tout le XIXe siècle vit la montée de fortes revendications nationalistes. La vie intellectuelle maltaise fut marquée par un mouvement «sémitisant», ce qui se traduisit par une sorte de nationalisme arabophone, favorable aux emprunts tirés de l'arabe classique. Non seulement, la langue maltaise acquit une littérature, mais apparurent aussi les premiers travaux de lexicographie. En même temps, d'autres mouvements nationalistes encouragèrent plutôt la promotion de l'italien considéré comme plus apte que le maltais pour résister à l'anglais. Les premières tentatives pour normaliser l’écriture maltaise ne commencèrent qu’à la toute fin du XIXe siècle grâce à Mikiel Anton Vassalli, considéré depuis comme «le père de la langue maltaise». La plaque sur sa tombe porte ce titre de Missier il-Lingwa Maltija («le père de la langue maltaise»). Il a quand même fallu attendre en 1924 pour que lalphabet soit reconnu et accepté par les Maltais.
En 1849, puis en 1887, les Britanniques durent concéder à Malte de nouvelles constitutions afin notamment d'augmenter le nombre d'élus maltais au Conseil législatif. De leur côté, les Britanniques croyaient pouvoir détacher Malte de la sphère d'influence italienne en imposant l'anglais dans les écoles et l'administration publique. En même temps, les revendications en faveur du maltais servaient les ambitions britanniques, car ses partisans étaient en général opposés à l'impérialisme linguistique italien, sans s'opposer à l'anglais.
En 1921, à la suite de violentes émeutes, une constitution instaurant un véritable parlement fut alors promulguée, puis suspendue en 1930, en raison de l'agitation croissante de la population. Londres décida d'imposer une mesure radicale: la suppression de l'italien dans les écoles et au sein de l'administration. En 1933, le maltais et l'anglais devinrent les langues officielles. L'année suivante, une écriture officielle maltaise fut adoptée sur la base de l'alphabet latin; cet alphabet avait été mis au point une dizaine d'années auparavant par l'Union des écrivains maltais. L'enseignement du maltais commença à être dispensé cette année-là, mais l'animosité entre Maltais et Britanniques continua de plus belle.
La Seconde Guerre mondiale mit fin temporairement au conflit opposant Britanniques et Maltais. Puis la lutte pour l'indépendance reprit dès la fin de la guerre. On comprendra que, sous le régime britannique, langlais fit partie des habitudes linguistiques des Maltais, et ce, dautant plus que le maltais restait complètement ignoré de la vie politique et économique du pays.
3.4 L'indépendance de l'île
Après avoir accédé enfin à une autonomie locale en 1947, Malte obtint le statut de
«dominion» en 1955, puis en 1962 le Parlement maltais promulgua unilatéralement l'indépendance de l'État de Malte. Celle-ci ne fut officiellement accordée quen mai 1964, ce qui favorisa immédiatement lusage de la langue et de lécriture maltaises. Le 13 décembre 1974, Malte devint officiellement la république de Malte (Republic of Malta). Si l'anglais et le maltais étaient les deux langues officielles, seul le maltais avait le statut de «langue nationale».Dans les années qui suivirent, la vie politique du pays fut marquée par son neutralisme et son non-alignement dans les affaires internationales, puis, à la fin des années 1970, par une coopération étroite avec la Libye. En 1990, la république de Malte et la Libye ont même renouvelé leur traité de coopération bilatérale jusqu'en 1995. La même année, Malte demanda son adhésion à l'Union européenne, qui fut refusée en raison de sa petite taille (bien que lUE aie accepté ladhésion du Luxembourg), mais en revanche Malte fait partie du Conseil de lEurope depuis le 29 avril 1965. Le 1er mai 2004, Malte fut acceptée, non sans résistances (après onze ans de négociations), comme premier État arabophone membre de l'Union européenne. En même temps, le maltais devint aussi l'une des langues officielles de l'UE. Le 1er janvier 2008, Malte intégrait la zone euro.
La législation linguistique est décrite dans la Constitution, ainsi que dans de nombreuses lois ponctuelles, dont une loi linguistique, car l'État de Malte a beaucoup légiféré sur la langue, notamment depuis les années soixante. Le domaine législatif le plus scruté demeure sans contredit celui de la justice. Il n'existe pas de groupe de population reconnu juridiquement comme minoritaire. C'est pourquoi aucune législation n'a été adoptée en ce sens. Il n'existe pas d'avantage de loi visant à assimiler les minorités nationales ou à mettre en œuvre une politique générale d'intégration ou de protection. Le gouvernement maltais affirme qu'il n'existe sur son territoire aucune minorité nationale.
Lactuelle Constitution (1996) provient en fait de la Constitution de 1964, qui a été adoptée au moment de lindépendance et qui a été quelque peu modifiée en 1974, en 1994 et en 1996. Larticle 5 de la Constitution précise que le maltais est la langue nationale, et que le maltais et langlais constituent les deux langues officielles de lÉtat:
Section 5 1)
The National language of Malta is the Maltese language.2) The Maltese and the English languages and such other language as may be prescribed by Parliament (by a law passed by not less than two-thirds of all the members of the House of Representatives) shall be the official languages of Malta and the Administration may for all official purposes use any of such languages:
Provided that any person may address the Administration in any of the official languages and the reply of the Administration thereto shall be in such language.
3) The language of the courts shall be the Maltese language:
Provided that Parliament may make such provision for the use of the English language in such cases and under such conditions as it may prescribe.4) The House of Representatives may, in regulating its own procedure, determine the language or languages that shall be used in Parliamentary proceedings and records.
Article 5
1) La langue nationale de Malte est la langue maltaise.
2) Le maltais et l'anglais, ainsi que toute autre langue désignée par le Parlement (par une loi votée à la majorité des deux tiers de l'ensemble des membres de la Chambre des représentants), sont les langues officielles de Malte et l'Administration peut utiliser l'une quelconque de ces langues à toutes fins officielles:
À la condition qu'on puisse s'adresser à l'Administration dans l'une ou l'autre langues officielles, l'Administration répondra dans cette même langue.
3) La langue des tribunaux est la langue maltaise : le Parlement peut prendre les mesures nécessaires pour permettre l'utilisation de l'anglais dans les circonstances et aux conditions qu'il jugera bon de définir.
4) La Chambre des représentants peut, dans le cadre de ses règles de procédure, déterminer une ou plusieurs langues à utiliser dans les débats et les compte rendus parlementaires.
Dans les faits, langlais constitue bel et bien lune des langues officielles de la République, mais le maltais reste la langue nationale. L'article 3 de la Loi sur la langue maltaise de 2003 énonce ce qui suit:
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Article 3 Principles and duties (1) (a) Maltese is the language of Malta and a fundamental element of the national identity of the Maltese people. (b) The Maltese Language is an essential component of the national heritage, being constantly developed in the speech of the Maltese people, distinguishing the Maltese people from all other nations and giving the same people their best means of expression. (c) The Maltese State recognises the Maltese Language as a strong expression of the nationality of the Maltese, and for that purpose acknowledges its unique importance, and protects it from deterioration and perdition. (d) The Maltese State shall make provision in such manner that the study of the Maltese Language in its linguistic, literary and cultural manifestations shall always be given primary importance in both state and other schools from the very first years of education of all Maltese citizens. (e) The Maltese State shall promote through all possible means the widest use of the Maltese Language in education, broadcasting and the media, at the law courts, and in political, administrative, economic, social and cultural life. (f) The Maltese State shall lead in the creation of all possible opportunities for the development of the National Language and to assert its merited dignity. (g) The Maltese State recognises, within the wider context of the Maltese diaspora, that the Maltese Language should remain known by and considered as a binding element of the Maltese people. 2) The provisions of this article shall not be enforceable in any court of law, but the principles therein contained are nevertheless fundamental to the safeguarding of the Maltese Language and it shall be the aim of the State to apply them and to comply therewith. |
Article 3
Principes et obligations (d) L'État maltais prend les dispositions pour qu'on accorde toujours à l'étude du maltais dans ses manifestations linguistiques, littéraires et culturelles l'importance première à la fois dans l'État et les autres écoles dans les premières années d'enseignement chez tous les citoyens maltais. e) L'État maltais promeut par tous les moyens possibles l'usage le plus étendu du maltais en éducation, dans la radiodiffusion et les médias, les tribunaux et la vie politique, administrative, économique, sociale et culturelle. f) L'État maltais favorise la création dans toutes les occasions possibles pour développer la langue nationale et affirmer sa dignité méritée. g) L'État maltais reconnaît, dans le contexte plus large de la diaspora maltaise, que la langue maltaise doit leur rester connue et être considérée comme un élément obligatoire chez les citoyens maltais. 2) Les dispositions du présent article ne sont exécutoires dans aucune cour de justice, mais les principes qui y sont contenus restent néanmoins fondamentaux pour la protection de la langue maltaise et l'objectif de l'État est de les appliquer et de s'y soumettre. |
C'est pourquoi l'État maltais a prévu la création du Conseil national de la langue maltaise (en maltais: Malti Kunsill Nazzjonali tal-Ilsien). L'article 4 de la Loi sur la langue maltaise prescrit que le Conseil national de la langue maltaise, devra élaborer et promouvoir une politique linguistique appropriée pour l'avantage et le développement de la langue nationale et de l'identité du peuple maltais:
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Article 4
Establishment of the National Council of the Maltese Language |
Article 4 Établissement du Conseil national de la langue maltaise 1) Il y a un organisme, connu comme le Conseil national de la langue maltaise, avec comme but l'adoption et la promotion d'une politique linguistique appropriée et une stratégie pour vérifier son exécution et son respect dans chaque secteur de la vie maltaise, pour l'avantage et le développement de la langue nationale et l'identité des citoyens maltais. |
Outre la promotion du maltais, les fonctions du Conseil national de la langue maltaise (art. 5 de la Loi sur la langue maltaise) doit réviser périodiquement l'orthographe du maltais, proposer l'écriture et les mots corrects, élaborer une politique linguistique appropriée, s'assurer de sa mise en
œuvre, conseiller le Ministre responsable de la langue, chercher à obtenir des ressources financières locales ou étrangères, coopérer avec des personnes et des organismes afin d'augmenter les activités linguistiques et culturelles pour l'avancement de la langue maltaise, offrir les ressources nécessaires imprimées et audiovisuelles aux membres des associations linguistiques maltaises, assurer le plein accès aux données statistiques disponibles au sujet des travaux du Conseil et maintenir des contacts fréquents avec les organisations locales, nationales et internationales ayant des fonctions similaires à celles du Conseil national de la langue maltaise (voir une version française de la Loi sur la langue maltaise). Par ailleurs, la plus grande partie de la Loi sur la langue maltaise concerne le Conseil national de la langue maltaise et correspond davantage à des descriptions bureaucratiques portant sur la sécurité d'emploi des fonctionnaires affectés au travail du Conseil.4.1 La langue des débats parlementaires
Bien que les débats au Parlement ne se déroulent plus qu’en maltais, les lois sont adoptées et promulguées à la fois en maltais et en anglais. Toutefois, l’article 74 (version de 1996) de la Constitution intitulé «Legal Language» précise quen cas de conflit dinterprétation la version maltaise reste prépondérante:
Section 74 Legal Languages
Save as otherwise provided by Parliament, every law shall be enacted in both the Maltese and English languages and, if there is any conflict between the Maltese and the English texts of any law, the Maltese text shall prevail.
Article 74 Les langues juridiques
Sauf si le Parlement en dispose autrement, toute loi est promulguée en maltais et en anglais et, s'il y a conflit entre les deux textes, le texte maltais fait foi.
Le paragraphe 4 de l'article 5 de la Constitution prévoit que le le Parlement peut prendre les mesures nécessaires pour permettre l'utilisation de l'anglais dans les circonstances et aux conditions qu'il jugera bon de définir.
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Section 5 4) The House of Representatives may, in regulating its own procedure, determine the language or languages that shall be used in Parliamentary proceedings and records. |
Article 5 4) La Chambre des représentants peut, dans le cadre de ses règles de procédure, déterminer une ou plusieurs langues à utiliser lors des débats et des compte rendus parlementaires. |
Cependant, l'article 14 de la Loi d'interprétation, précise
qu'une loi du Parlement peut être décrétée entièrement ou partiellement en maltais ou en anglais seulement :|
Interpretation Act, 1975 (2003) Article 14. |
Loi d'interprétation 1975 (2003) Article 14 |
4.2 Les langues de la justice
L'État de Malte a beaucoup légiféré en matière linguistique dans le domaine de la justice. Rappelons qu'en matière de justice le paragraphe 4 de larticle 5 de la Constitution précise que le maltais est la langue des tribunaux, mais le Parlement peut décider que langlais est admis au même titre que la langue nationale: «Le maltais est la langue utilisée en matière judiciaire.» Le droit de se défendre dans sa langue ou de bénéficier de l'aide d'un interprète si on ne comprend pas la langue utilisée au procès est garanti par l'article 39. 6 de la Constitution maltaise:
Section 39 6) Every person who is charged with a criminal offence --
(a) shall be informed in writing, in a language which he understands and in detail, of the nature of the offence charged;
[…]
(e) shall be permitted to have without payment the assistance of an interpreter if he cannot understand the language used at the trial of the charge [...].
Article 39
6) Quiconque est accusé d'une infraction pénale:
(a) sera informé par écrit, dans une langue qu'il comprend et en détails, de la nature de l'accusation portée;
[...]
(e) bénéficiera gratuitement de l'aide d'un interprète s'il ne comprend pas la langue utilisée lors de l'accusation au procès [...].
Ce droit est également consacré par l'article 6.3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En vertu de la Loi sur la procédure judiciaire (Usage de la langue anglaise) adoptée en 1965 et modifiée en 1973, la procédure des cours de juridiction civile et pénale est en maltais, mais peut l'être en anglais si toutes les parties sont anglophones; elle peut être bilingue si l'une des partie veut conserver le maltais. En réalité, même si langlais est autorisé dans les cours de justice, le maltais demeure la langue habituelle des juges, accusés et autres justiciables. Langlais nest utilisé que si laccusé est de langue maternelle anglaise, ce qui est peu fréquent.
Enfin, l'article 7 de la Loi sur la procédure judiciaire (Usage de la langue anglaise) distingue ce qu'est une personne parlant le maltais et une autre parlant l'anglais. Un locuteur maltais «est une personne qui a une connaissance suffisante de la langue maltaise pour comprendre et suivre la procédure si elle est conduite en cette langue, mais qui a une connaissance suffisante de la langue anglaise nécessaire pour comprendre et suivre la procédure si elle est conduite en cette langue»:
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Article 7
Maltese-speaking persons and English-speaking persons (a) a Maltese-speaking person is a person who has a sufficient knowledge of the Maltese language fully to understand and follow the proceedings conducted in that language; (b) an English-speaking person is a person who has not a sufficient knowledge of the Maltese language fully to understand and follow the proceedings if conducted in that language but who has a sufficient knowledge of the English language fully to understand and follow the proceedings if conducted in that language; (c) every person shall be deemed to be Maltese-speaking unless the court shall be satisfied to the contrary. |
Article 7
Locuteurs parlant le maltais et locuteurs
anglophones (a) Quelqu'un parlant le maltais est une personne qui a une connaissance suffisante de la langue maltaise pour comprendre et suivre la procédure menée en cette langue; (b) Un anglophone est une personne qui n'a pas de connaissance suffisante de la langue maltaise nécessaire pour comprendre et suivre la procédure si elle est conduite en cette langue, mais qui a une connaissance suffisante de la langue anglaise nécessaire pour comprendre et suivre la procédure si elle est menée en cette langue; (c) Toute personne est réputée parler le maltais à moins que la cour ne soit convaincue du contraire. |
En principe, la loi considère que toute personne parle le maltais, à moins qu'on puisse en faire la démonstration autrement à la cour. L'article 21 du Code d'organisation et de la procédure civile (Code of Organization and Civil Procedure) de 2005 proclame bien que le maltais est la langue des tribunaux et que, en vertu des dispositions de la Loi sur la procédure judiciaire (Usage de la langue anglaise), toute la procédure se déroule dans cette langue:
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Article 21 Language of the courts 1) The Maltese language shall be the language of the courts and, subject to the provisions of the Judicial Proceedings (Use of English Language) Act, all the proceedings shall be conducted in that language. 2) Where any party does not understand the language in which the oral proceedings are conducted, such proceedings shall be interpreted to him either by the court or by a sworn interpreter. |
Article 21 Langue des tribunaux 1) Le maltais est la langue des tribunaux et, en vertu des dispositions de la Loi sur la procédure judiciaire (Usage de la langue anglaise), toute la procédure se déroule dans cette langue. 2) Lorsqu'une personne accusée ne comprend pas la langue dans laquelle se déroule la procédure et qu'un témoin est cité, la procédure ou le témoin doivent lui être traduits par le tribunal ou un interprète assermenté. |
Il en est ainsi lors de la procédure d'arbitrage, car le maltais est, selon la Loi sur l'arbitrage (Arbitration Act), la langue reconnue, sauf si les parties en conviennent autrement.
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Article 28.
Language |
Article 28 Langue |
Dans la Loi sur la police (Police Act), l'article 18 énonce que nul ne peut être interrogé en l'absence d'un interprète s'il ne ne comprend pas le maltais ou l'anglais, ou encore si la personne menant l'interrogatoire ne comprend pas la langue parlée par la personne interrogée
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Police Act, 1961 (2004) Article 18. Statements in languages other than Maltese or
English
In the case of a person making a statement in a language other than Maltese or English:
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Loi sur la police, 1961 (2004) Article 18 Déclaration en
d'autres langues que
le maltais ou
l'anglais
Dans le cas d'un individu faisant une déclaration dans une autre langue que le maltais ou l'anglais :
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Lorsque la langue d'une personne interrogée n'est ni le maltais ni l'anglais, un interprète doit procéder à une traduction. L'article 596 de la Loi sur la police (Police Act) prévoit des dispositions concernant les interprètes devant les tribunaux :
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Article 596 Employment of interpreter. 1) If the court does not understand the language in which the evidence is given, it shall appoint a qualified interpreter at the provisional expense of the party producing the witness. 2) The official interpreter shall, on entering upon the duties of his office, swear before the court that he will faithfully report the words of the witnesses. 3) The interpreter appointed by the court shall take the said oath previously to the examination of the witness. 4) The oath shall be administered to the interpreter by the registrar. [...] |
Article 596 Emploi d'interprète 1) Si la cour ne comprend pas la langue dans laquelle le témoignage est donné, elle doit désigner un interprète qualifié à la charge provisoire de la partie présentant le témoin. 2) L'interprète officiel, en acceptant les obligations de ses fonctions, jure devant la cour qu'il rapportera fidèlement les paroles des témoins. 3) L'interprète désigné par la cour prête le serment susmentionné précédant l'examen du témoin. 4) Le serment est administré à l'interprète par le greffier. [...] |
4.3 Les services gouvernementaux
Suite logique de la colonisation britannique, cest dans ladministration gouvernementale que le bilinguisme est pratiqué de façon systématique. Conformément à larticle 5 (paragraphe 2, alinéa 2) de la Constitution, langlais et le maltais sont, en effet, tous deux permis:
Section 5 2) The Maltese and the English languages and such other language as may be prescribed by Parliament (by a law passed by not less than two-thirds of all the members of the House of Representatives) shall be the official languages of Malta and the Administration may for all official purposes use any of such languages:
Provided that any person may address the Administration in any of the official languages and the reply of the Administration thereto shall be in such language.
Article 5
2) Le maltais et l'anglais, ainsi que toute autre langue désignée par le Parlement (par une loi votée à la majorité des deux tiers de l'ensemble des membres de la Chambre des représentants), sont les langues officielles de Malte et l'Administration peut utiliser l'une quelconque de ces langues à toutes fins officielles:
À la condition qu'on puisse s'adresser à l'Administration dans l'une ou l'autre langues officielles, l'Administration répondra dans cette même langue.
Il suffit quun citoyen écrive ou parle en anglais pour quon lui réponde dans cette langue, mais dans les faits le maltais demeure la langue la plus usuelle. Dans ladministration interne, les fonctionnaires utilisent indifféremment langlais et le maltais, et la plupart des documents officiels paraissent dans les deux langues. La circulaire 52/87 du 4 juin 1987 précise bien que les Maltais ont le droit de recevoir toute correspondance officielle de la part dun service gouvernemental ou paragouvernemental (par exemple les hôpitaux) en maltais, avec une traduction anglaise si cela savère nécessaire.
D'après la Loi sur la citoyenneté maltaise de 1964, l'une des conditions pour obtenir la citoyenneté maltaise est une connaissance adéquate du maltais ou de l'anglais:
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Article 10. 1) An alien or a stateless person, being a person
of full age and capacity, on making application therefor
to the Minister in |
Article 10 1) Un étranger ou un apatride, en tant que personne majeure et avec sa capacité juridique, sur demande expresse auprès du Ministre selon les dispositions prescrites, peut se voir accorder un certificat de naturalisation comme citoyen de Malte s'il prouve auprès du Ministre:
(a) qu'il a résidé à Malte pendant
une période de
douze mois précédant immédiatement la date de demande; et |
4.4 Les langues de l'enseignement
La Loi scolaire de 1999 (tirée à lorigine de lEducation Act de 1988) précise que le maltais et langlais sont les deux langues denseignement dans les écoles de la République. Que ce soit à la maternelle, au primaire, au secondaire ou à luniversité, tout le système denseignement est bilingue (maltais et anglais).
Au primaire, le maltais doit demeurer la première langue denseignement bien que tout professeur puisse décider de réduire ou daugmenter le temps consacré à lune ou lautre langue. Par ailleurs, au premier cycle du secondaire, tous les élèves doivent apprendre une troisième langue, litalien étant sans conteste la langue la plus populaire; lors du second cycle, les élèves ont le choix dapprendre une autre langue étrangère (surtout le français, lallemand ou larabe). D'après la législation en vigueur, les citoyens jouissent d'une totale liberté en matière d'apprentissage des langues, bien que ce droit ne soit garanti par une loi. Le gouvernement considère que si une activité n'est pas interdite par la loi, les citoyens sont libres de l'exercer. De plus, une telle interdiction serait contraire à l'article 41 de la Constitution maltaise et à l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme.
En annexe à la Loi sur l'éducation, il est précisé que le maltais et l'anglais sont les langues officielles de l'Université; l'Administration universitaire peut choisir l'une ou l'autre langue pour toutes fins officielles.
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Article 1.1
Official Languages Maltese and English shall be the official languages of the University. The University administration may use either language for official purposes. |
Article 1.1
Langues officielles Le maltais et l'anglais sont les langues officielles de l'Université. L'administration de l'Université peut employer l'une ou l'autre langue à des fins officielles. |
Normalement, cest le professeur qui choisit la langue denseignement (maltais ou anglais). Quoi qu'il en soit, le maltais et l'anglais sont des matières obligatoires pour l'admission au titre et aux cours sanctionnés par un diplôme de l'Université:
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Article 1.2
Compulsory Subjects for Admission
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Article 1.2
Matières obligatoires pour l'admission
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De façon générale, lÉtat accorde dans tout le système scolaire une grande importance à l'apprentissage des langues étrangères.
4.5 La vie économique et les médias
Les citoyens sont totalement libres de choisir la langue dans laquelle ils souhaitent présenter les enseignes, les inscriptions et autres informations de caractère privé. Dans la vie économique, langlais demeure la première langue du pays, sauf dans les communications interpersonnelles où le maltais conserve une place peu importante. Les inscriptions sur les produits manufacturés sont en anglais, de même que les modes demploi. La plupart des raisons sociales apparaissent aussi en anglais.
Quant aux inscriptions sur les édifices gouvernementaux, ils sont bilingues (maltais-anglais) ainsi que les noms de rues, mais, dans ce dernier cas, les plaques bilingues ont tendance à être renouvelées par des inscriptions unilingues maltaises.
Dans le domaine de l'affichage privé, il est possible d'afficher dans n'importe quelle langue. Un ou deux signes de l'alphabet cyrillique ont récemment fait leur apparition. Les enseignes de pharmacie sont parfois mentionnées dans trois ou quatre langues, surtout dans les régions touristiques. Dans les faits, la plupart des enseignes commerciales et des placards publicitaires sont exclusivement en anglais. Le bilinguisme maltais-anglais n'est pas très fréquent bien qu'il ait tendance à s'accroître ces dernières années. En somme, l'usage massif de la langue anglaise reflète le poids de 150 ans de domination britannique.
La Loi sur les sociétés (Companies Act) de 1996 impose certaines restrictions aux sociétés étrangères installées à Malte.
| Article 183 Copies of accounts to be provided to Registrar. 9) If any document comprised in the annual accounts is in a language other than Maltese or English, the company shall annex to the copy of that delivered document a translation of it into either Maltese or English, certified to be a correct translation in such manner as may be prescribed.
Article 199 |
Article 183 Exemplaires des comptes fournis au greffier 9) Si un document compris dans les comptes rendus annuels est dans une autre langue que le maltais ou l'anglais, l'entreprise doit annexer à la copie de ce document une traduction en maltais ou en anglais, reconnue être une traduction correcte de la façon pouvant être prescrite. Article 199 |
De façon générale, ces restrictions concernent l'emploi obligatoire du maltais ou de l'anglais dans tous les documents servant à l'enregistrement des sociétés auprès du gouvernement, ou une traduction dans l'une ou l'autre de ces deux langues:
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Article 387 5) If any such document as is mentioned in subarticles (1) to (4) is not written in the Maltese or English language there shall be annexed to it a translation thereof into either of such languages, certified to be a correct translation in such manner as may be prescribed. |
Article 387 Les comptes rendus des sociétés étrangères 1) Toute société étrangère doit, dans les quarante-deux jours à compter de la fin de la période visée à l'article 182.2 et 182.3, élaborer et remettre au greffier à des fins d'enregistrement un bilan, un compte des profits et pertes, ainsi que les notes aux comptes, selon la forme prévue et le contenu des renseignements incluant ces documents; en vertu des dispositions de la présente loi, l'administration, si la société a été une société établie et inscrite en vertu de la présente loi, est tenue d'élaborer et émettre ces documents devant la société lors de l'assemblée générale : [...] 5) Si un document tel qu'il est mentionné aux paragraphes 1 à 4 n'est pas rédigé en maltaise ou en anglais, il doit y être annexée une traduction dans chacune de ces langues, reconnue comme une traduction correcte de la façon pouvant être prescrite. |
Dans les médias, l'article 3 (paragraphe 1-e) de la Loi sur la langue maltaise prévoit que l'État maltais devra promouvoir un usage extensif de la langue maltaise dans l'éducation, la radiotélévision et les médias, dans les cours de justice et dans la vie politique, administrative, économique, sociale et culturelle:
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Article 3 (e) The Maltese State shall promote through all possible means the widest use of the Maltese Language in education, broadcasting and the media, at the law courts, and in political, administrative, economic, social and cultural life. |
Article 3 (e) L'État maltais doit promouvoir par tous les moyens possibles l'usage le plus étendu large de la langue maltaise en éducation, à la radiodiffusion et dans les médias, les tribunaux et la vie politique, administrative, économique, sociale et culturelle. |
Par ailleurs, l'article 41 de la Constitution garantit la liberté d'expression dans les médias écrits:
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Section 41 Expression 3)
Anyone who is resident in Malta may edit or print a newspaper or
journal published daily or periodically:
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Article 41 Expression 3)
Tout résident de Malte peut éditer ou imprimer un journal ou un
journal publié quotidiennement ou périodiquement :
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Dans les médias écrits, beaucoup de journaux sont en anglais (di-ve, The Malta Business Weekly, The Malta Financial and Business Times, The Malta Independent, Malta Star, Malta Today, Maltamedia, Sunday Circle, The Times & Sunday Times), mais les autres sont en maltais: Lehen is-Sewwa, Il-Mument, In-Nazzjon, it-Torca, Kullhadd, L-Orizzont. Pour ce qui est des médias électroniques, Radio 101 et Net Television sont en maltais, alors que PBS et One diffusent en anglais. Maltamedia diffuse ses émissions à la fois en maltais et en anglais. En somme, on peut affirmer que les Maltais sont de grands consommateurs de médias britanniques, que ce soit dans les journaux, les périodiques, les stations de radio ou de télévision.
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La politique linguistique du gouvernement maltais en est une de bilinguisme officiel. Il sagit dun bilinguisme de type colonial où la prépondérance est maintenant accordée au maltais. En raison du poids de lhistoire, langlais a maintenu un rôle stratégique, ce qui dans les circonstances savère très utile, car le nombre des locuteurs du maltais dans le monde demeure relativement limité (env. 360 000 inbdividus). Cest pourquoi lÉtat a voulu accorder une place non négligeable à lenseignement des langues étrangères. Toutefois, lenseignement de larabe na pas encore acquis toute la place à laquelle il aurait droit. Il reste que la langue maltaise représente un cas très original dune langue reflétant une histoire particulièrement riche où sont entremêlées harmonieusement les influences phénicienne, grecque, carthaginoise, romaine (ou latine), arabe, normande, sicilienne, italienne, française et britannique. En raison de sa situation géostratégique en Méditerranée, Malte a toujours été au cœur de lhistoire des empires européens, arabes et ottomans.
Bibliographie
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